Pour faire quoi que ce soit, il faut d’abord se sentir motivé à le faire.

Si vous êtes comme la plupart des gens, vous pensez que c’est vrai et vous êtes sans doute dans le piège de la motivation, qui nous fait croire qu’il faut être motivé pour agir.

Si on attend d’être motivé, on risque d’attendre longtemps.

J’ai toujours lutté contre ces accompagnants qui accusent leurs clients en disant « il n’était pas motivé » ou qui leur demandent de l’être avant « je ne prends que les gens motivés ».

Ces idées n’ont pas vraiment de sens, ou c’est qu’elles ne parlent pas de motivation, mais d’engagement, de sens, de responsabilisation, de confiance, de peurs…

Motivation : ce qui motive un acte, un comportement.

Dictionnaire

Ne rien faire n’existe pas car ne rien faire est déjà faire quelque chose. C’est un acte, un comportement. Appeler un thérapeute ou venir le voir sont des actes.

On peut avoir envie de changer, mais ne pas réussir à faire ce qu’il faut pour y arriver, même les choses les plus simples. On peut avoir envie de changer mais penser que le problème vient des autres et manquer de responsabilisation. Ça devient un axe de travail.

Si on vous parle de votre manque de motivation, fuyez.

La plupart de ces « accompagnants » cherchent le résultat rapide et sélectionnent en amont les clients qui vont demander le moins de travail, des clients déjà prêts qui viendront satisfaire leur ego.

La motivation est un mythe.

Même les conseils les mieux intentionnés de la terre ne suffisent pas.

On n’échappe pas à la résistance, on n’échappe pas au manque de motivation comme on n’échappe pas à la procrastination.

Les gens ont l’air de croire que ceux qui agissent n’ont pas ce problème.

Ils deviennent des Don Quichotte de la motivation, à se battre contre les moulins à vent de la motivation.

Chercher la motivation devient le problème.

Qui a dit qu’il fallait attendre d’avoir « envie » de faire quelque chose pour commencer à le faire ?

Le problème, de ce point de vue, n’est pas que vous ne vous sentez pas motivé ; c’est que vous imaginez que vous devez vous sentir motivé.

Oliver Burkeman, auteur de « The antidote: Happiness for People Who Can’t Stand Positive Thinking » (non traduit).

Tant de gens attendent d’être motivés pour faire.

Pas besoin d’avoir envie de faire quelque chose pour le faire

Le seul vrai conseil de motivation utile

Pour faire, il suffit de commencer à faire quelque chose. Cette phrase paraît idiote et on aurait envie d’y répondre par un « Super, merci pour rien ! », mais elle est essentielle.

Quand je ne sais pas quoi écrire en public, j’écris sur le fait que je ne sais pas quoi écrire.

Quand je manque de motivation pour m’y mettre, je vais promener le chien ou je marche dans mon salon en jouant avec une balle.

L’action – n’importe laquelle qui met du mouvement – amène les idées, les idées amènent l’envie et l’envie amène l’action.

Depuis que j’écris tous les jours, j’ai moins envie de ne rien faire, l’action amène le plaisir et la joie.

La motivation vient en faisant.

Pour passer à l’action et moins dépendre de ces états émotionnels difficiles à gérer, il est important de faire attention aux objectifs, de créer des systèmes et des habitudes. J’ai écrit plusieurs articles sur ce sujet, vous pouvez consultez la partie 1, la partie 2, la partie 3 et la partie 4.

Durant les prochains jours, je parlerai sans doute encore de motivation, de la différence entre le manque de motivation et la perte de sens, des peurs qui nous empêchent d’avancer et de ce qui nous fait continuer de faire les choses et de ce qui nous fait passer à l’action.

En attendant, attention aux moulins.

À propos de Laurent Bertin


Né le 6 juin 1975, je suis coach, conférencier et formateur depuis plus de 12 ans. Marié depuis 25 ans, je suis père de 4 enfants. J’ai 3 chats et deux chiens que j’adore.

Je suis un solitaire atypique, avec une anxiété sociale que j'ai réussi à intégrer pour en faire une force. J'aime la tranquillité, la simplicité, l'authenticité et l'honnêteté.

Ancien directeur informatique dans une grande banque française, j’ai tout quitté du jour au lendemain pour devenir praticien en hypnose. J’ai développé mon cabinet, suis devenu formateur, co-directeur d’un grand centre de formation pour tout quitter à nouveau pour développer mon activité via Internet.

Aujourd’hui, je peux travailler d’où je veux quand je veux et moins de 2h par jour. J’ai triplé mes revenus de directeur en aidant mes clients et en formant des milliers de personnes à mieux vivre leur métier et à mieux aider leurs clients.