Note : cet article fait suite à celui sur les bonnes questions à se poser pour mieux réfléchir, mais peut être lu indépendamment.

Avant de quitter l’informatique, j’ai hésité entre me lancer dans la thérapie et le poker.

J’ai beaucoup joué au poker et à sa variante du Texas Hold’em.

Je jouais jusqu’à 24 tables en même temps sur Internet, plus de 8h par jour.

J’ai même gagné un petit tournoi à Las Vegas pendant les périodes d’entrainement des professionnels pour les World Series of Poker.

J’ai eu la chance de me rendre compte que ça me rendait dingue, et que j’étais trop impatient pour supporter la pression d’un tel jeu à plus haut niveau, en plus d’être, il faut être honnête, un joueur moyen.

Si les néophytes croient que ce jeu est de la chance, c’est bien parce qu’ils sont néophytes.

Le poker se joue sur 2 aspects principaux :

  1. Jouer les probabilités
  2. Jouer les autres joueurs

Quand j’étais encore dans l’informatique, je recrutais et évaluais mon équipe autour de parties de poker.

On voit tout dans une partie de poker.

Les réactions face au stress, à la pression, l’envie de gagner, la gestion de l’échec, la prise de décision, la responsabilisation, l’attention aux autres et la concentration.

J’ai plus appris du poker que de l’hypnose et de l’accompagnement pour ce qui est de lire les gens et de faire attention aux détails.

La prise de décisions au Poker

Grâce au poker, j’ai appris à prendre de meilleures décisions et à mieux incarner une de mes devises :

Rien n’est grave, tout est important

Mais ce que j’ai le plus appris du poker, c’est de mieux vivre les résultats de mes décisions, et à avoir une vision à long terme.

Voici deux types de résultats au poker qui illustrent bien mon sujet :

  1. On peut prendre une bonne décision et perdre quand même

Vous pariez sachant que vous avez 99% de chance de gagner.

Vous perdez.

Ça s’appelle un « bad beat ».

La décision était bonne malgré un résultat catastrophique.

Des gens pètent des câbles sur ce genre de coups, car c’est souvent là que se joue beaucoup d’argent.

Les meilleurs savent reconnaître que ça fait partie du jeu, c’est le deal.

Une telle décision répétée des milliers de fois rapporterait des fortunes.

Si on se souvient de ces mauvais coups, on oublie ceux du même genre qu’on a fait subir aux autres.

  1. On peut prendre une mauvaise décision et gagner quand même

Vous pariez sachant que vous avez 99% de chances de perdre.

Vous gagnez.

La décision était mauvaise malgré un résultat extraordinaire.

On a tendance à se raconter dans ces moments-là. On justifie l’erreur.

« Je le savais, je le sentais » sans vraiment savoir pourquoi.

Une telle décision répétée des milliers de fois couterait une fortune.

La prise de décisions dans la vie

On peut appliquer ce principe des probabilités du poker à la vie.

La plupart des gens indécis ne le sont pas par manque de confiance en eux, d’estime ou de compétences.

Les indécis le sont, car ils cherchent la décision gagnante à 100%.

Les décisions à 100% n’existent pas.

Si c’était le cas, il n’y aurait plus de décisions à prendre.

Toute décision revêt un risque que l’on ne peut pas prévoir.

Quand on prend le temps d’appliquer les principes du poker et de se poser les bonnes questions, décider devient plus facile.

C’est vrai pour les pensées, les croyances et les réflexions.

Prenons la spiritualité par exemple :

Je n’ai pas besoin d’être sûr à 100% que les anges ou Dieu existent.

J’ai besoin d’y croire suffisamment pour que ça m’aide.

Les questions pertinentes à se poser sont alors :

  • À partir de quel pourcentage je choisis de croire à quelque chose ?
  • À partir de quel pourcentage je décide d’agir malgré les risques ?

Quand on le sait – en fonction du contexte – on connaît ses besoins en sécurité et sa façon de gérer l’inconnu.

Et on accepte et vit mieux avec les conséquences de ses décisions.

La vie est une gestion de risques.

La vie, c’est savoir vivre avec l’incertitude et le cout de ses décisions.

Surtout les bonnes qui coutent cher et font souffrir à court terme.

C’est avoir une vision à long terme et à sortir du court terme.

C’est comprendre que c’est la multiplication de bonnes petites décisions qui permet de réussir à long terme.

Alors pour 2023, je vous souhaite de prendre de nombreuses bonnes petites décisions.

À propos de Laurent Bertin


Né le 6 juin 1975, je suis coach, conférencier et formateur depuis plus de 12 ans. Marié depuis 25 ans, je suis père de 4 enfants. J’ai 3 chats et deux chiens que j’adore.

Je suis un solitaire atypique, avec une anxiété sociale que j'ai réussi à intégrer pour en faire une force. J'aime la tranquillité, la simplicité, l'authenticité et l'honnêteté.

Ancien directeur informatique dans une grande banque française, j’ai tout quitté du jour au lendemain pour devenir praticien en hypnose. J’ai développé mon cabinet, suis devenu formateur, co-directeur d’un grand centre de formation pour tout quitter à nouveau pour développer mon activité via Internet.

Aujourd’hui, je peux travailler d’où je veux quand je veux et moins de 2h par jour. J’ai triplé mes revenus de directeur en aidant mes clients et en formant des milliers de personnes à mieux vivre leur métier et à mieux aider leurs clients.