Si je suis un adepte du minimalisme et de la tranquillité, les réseaux sociaux ont toujours été un sujet délicat dans le nettoyage de ce qui occupe mon temps et mon attention, étant un outil de communication important dans mon activité.

Le flux de publications pendant la crise de la COVID m’a usé, alors comme beaucoup, j’en ai profité pour faire la démarche d’une désintox.

J’ai lu tous les conseils et les bienfaits sur ce sujet qu’on trouve en cherchant quelques secondes sur Google.

Et j’ai décidé de tester.

J’ai tout désinstallé de mon téléphone et limité mon utilisation au strict minimum pour mon activité tout en cachant tous les flux.

Après 2 ans à suivre ces conseils, voici ma conclusion :

C’est déprimant et les biens-faits de la désintox numérique ne sont pas si évidents.

Les 2 dernières années n’ont pas été faciles pour plein de raisons, mais la raison qui m’a le plus surpris était à l’origine une démarche pour aller mieux : la désintox des réseaux sociaux.

Avec le recul, si j’avais fait plus attention, j’aurai pris une meilleure décision. Mais j’ai lu et cherché toutes les raisons qui validaient mon idée que les réseaux sociaux était le problème.

Si réduire l’utilisation des réseaux sociaux apporte son lot de bénéfices, ils ne sont pas si évidents et certaines recherches ont tendance à montrer l’inverse et le potentiel destructeur sur la santé mentale d’une désintox.

Je vous partage ici ce que j’en ai appris et retenu.

Le positif d’une désintox numérique

Limiter les heures perdues sans réfléchir à défiler sur les réseaux sociaux est une bonne chose, de nombreuses recherches ont montré que la consommation passive d’informations via les médias sociaux peut entraîner de la comparaison négative, de la dépression et l’anxiété.

C’est vrai, et c’est un fléau.

Mais les mots clés ici sont « consommation passive ».

C’est comme tout.

Regarder une série télé ou un film, en prêtant attention d’un coin d’une oreille au storytelling, à la construction de personnage et à tous les paramètres qui font un film, n’est pas la même chose que de le regarder à moitié endormi.

Jouer aux jeux vidéos avec une interaction sociale, un jeu d’équipe et son lot de réflexions stratégiques et de gestion humaine n’est pas la même chose que d’être hypnotisé pendant des heures sur Candy Crush.

Pour les réseaux sociaux, c’est pareil.

Si leur utilisation excessive et passive peut être associée à des conséquences négatives, s’en abstenir n’entraîne pas nécessairement des résultats positifs.

Ce qui a été mon cas.

Le négatif d’une désintox numérique

Une collaboration  entre plusieurs universités a constaté :

Aucune preuve suggérant que s’abstenir des médias sociaux a un effet positif sur le bien-être d’un individu

Un autre article de recherche a montré que la désintox développait un bien-être réduit. Les personnes étaient plus solitaires que le groupe témoin.

Un autre a rapporté que s’abstenir d’Instagram ou de Facebook pendant une semaine n’avait aucun impact sur les utilisateurs passifs.

Le problème de la désintox des médias sociaux est que la socialisation en ligne n’a pas été remplacée par des interactions en face à face.

La pause entraîne en pratique une réduction de l’interaction et une augmentation de la solitude.

Pour les utilisateurs actifs, ceux qui partagent du contenu et participent à des échanges – la désintox a entraîné une baisse de l’humeur générale.

La participation active augmente le lien social et le soutien, ainsi que les émotions positives et le bien-être.

Interagir avec d’autres personnes sur les réseaux est positif pour la santé mentale.

La qualité des interactions compte, mais ça n’est pas différent de la vie en dehors des réseaux.

J’ai cru me faire du bien

Depuis le minitel, je participe à des conversations, j’ai rencontré des centaines de personnes extraordinaires grâce à Internet, aux discussions et aux jeux vidéos.

J’ai cru me faire du bien en m’éloignant des réseaux sociaux, mais j’ai aussi jeté le bébé avec l’eau du bain.

J’en ai appris à arrêter de regarder défiler la vie des gens, d’arrêter de répondre à tout et n’importe quoi et à rentrer dans des discussions sans fin en procrastinant ce qui compte vraiment dans ma vie.

Mais j’avais aussi coupé la création de liens, les échanges, l’entre-aide, le partage et la découverte de nouvelles personnes.

Quand je l’écris aujourd’hui, je me dis que c’est évident, mais à l’époque et pendant un moment ça ne l’était pas. Je cherchais ce manque ailleurs, dans de mauvaises raisons et ma quête pour me sentir mieux était à côté de la plaque.

C’est en partie pour ces raisons que je renoue avec les réseaux aujourd’hui, en limitant ma consommation passive des médias et en augmentant mes partages et mon activité.

Partagez, échangez, publiez, créez du lien et évitez la consommation passive.

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À propos de Laurent Bertin


Né le 6 juin 1975, je suis coach, conférencier et formateur depuis plus de 12 ans. Marié depuis 25 ans, je suis père de 4 enfants. J’ai 3 chats et deux chiens que j’adore.

Je suis un solitaire atypique, avec une anxiété sociale que j'ai réussi à intégrer pour en faire une force. J'aime la tranquillité, la simplicité, l'authenticité et l'honnêteté.

Ancien directeur informatique dans une grande banque française, j’ai tout quitté du jour au lendemain pour devenir praticien en hypnose. J’ai développé mon cabinet, suis devenu formateur, co-directeur d’un grand centre de formation pour tout quitter à nouveau pour développer mon activité via Internet.

Aujourd’hui, je peux travailler d’où je veux quand je veux et moins de 2h par jour. J’ai triplé mes revenus de directeur en aidant mes clients et en formant des milliers de personnes à mieux vivre leur métier et à mieux aider leurs clients.