La tradition s’est transformée en pression sociale.

Une période de stress et d’anxiété sociale qui s’amplifie avec l’incapacité de s’exprimer sans passer pour un idiot qui ne comprend pas la magie de Noël.

Devoir faire des cadeaux à des gens qu’on n’aime pas particulièrement, à des collègues, des parents, des relations qu’on ne voit jamais…

…se sentir obligé de souhaiter « Joyeux Noël » sur les réseaux sociaux et un peu partout.

Le plaisir d’offrir et la sincérité se sont transformés en évitement de la critique.

Tout faire pour rester dans la norme, être perçu comme « quelqu’un de bien ».

Ah…la magie de Noël.

Oui c’est magique.

La magie des gens qui disent « bonnes fêtes et joyeux Noël » à la caisse alors qu’ils ne sont pas capables de décrocher un bonjour ou un merci le reste de l’année.

La magie de ceux qui le disent après avoir été insultants dans les rayons, parce qu’ils sont pressés.

La magie de faire réussir à lever les yeux de leur téléphone ceux qui ne te disent pas bonjour toute l’année et qui te souhaitent le meilleur pour cette fin d’année.

Reprenons une petite dose d’hypocrisie mélangée avec un peu de stupidité pour finir 2022.

Le bétail entre dans le pâturage, les chiens de berger sont déguisés en mère Noël dans les grands magasins pour pousser les foules dans les allées de la consommation.

Des gens se ruinent en dépensant des fortunes sans en avoir les moyens. Noël est dans le budget annuel, il prime sur d’autres plaisirs et loisirs de l’année.

L’arnaque organisée des prix qui flambent.

On trouve ça normal, inévitable, on excuse le système.

Quand est-ce qu’on va dire stop à ces conneries ?

Si Noël était sur une journée, passe encore.

Mais ça dure des semaines, la musique, les décos, les « joyeux Noël », les magasins et les films pourris à la télé.

Noël rappelle pendant des semaines à tous ceux qui ont perdu des êtres chers qu’ils ne sont plus là.

Ceux qui sont en conflit, séparés, qui n’aiment pas leur famille ou qui sont seuls – vraiment seuls. Beaucoup se sentent vides.

Ils sont chaque jour face au fait que les autres sont avec quelqu’un pour fêter Noël.

Ceux dont c’est le métier d’accompagner la souffrance le savent, c’est une période difficile, qui voit son lot de suicides et de dépressions.

C’est triste, c’est dur, et on n’y peut pas grand-chose.

Si c’est votre cas, répondez à un de mes emails, et on tapera la causette.

Mais il y a plein de bonnes raisons aussi à aimer ces fêtes.

Et pour moi, encore plus cette année.

Suite à l’accident de ma femme cet été, c’est un Noël que j’aurais pu passer veuf.

J’ai de la chance, mes enfants sont tous là, mes parents, ma femme qui boitille un peu et a du mal à mettre son pull de Noël.

Alors même si je râle et que je trouve que la magie de Noël c’est beaucoup de bullshit, ces moments me rappellent aussi ce qui compte vraiment.

Noël n’est pas une fête, c’est un rappel.

Alors je vous souhaite de pouvoir profiter et vous rappeler ce qui compte vraiment avec ceux que vous aimez.

Bonnes fêtes.

À propos de Laurent Bertin


Né le 6 juin 1975, je suis coach, conférencier et formateur depuis plus de 12 ans. Marié depuis 25 ans, je suis père de 4 enfants. J’ai 3 chats et deux chiens que j’adore.

Je suis un solitaire atypique, avec une anxiété sociale que j'ai réussi à intégrer pour en faire une force. J'aime la tranquillité, la simplicité, l'authenticité et l'honnêteté.

Ancien directeur informatique dans une grande banque française, j’ai tout quitté du jour au lendemain pour devenir praticien en hypnose. J’ai développé mon cabinet, suis devenu formateur, co-directeur d’un grand centre de formation pour tout quitter à nouveau pour développer mon activité via Internet.

Aujourd’hui, je peux travailler d’où je veux quand je veux et moins de 2h par jour. J’ai triplé mes revenus de directeur en aidant mes clients et en formant des milliers de personnes à mieux vivre leur métier et à mieux aider leurs clients.