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Le temps de l’enfance est passé

Le temps de l’enfance est passé

Tu veux que tout le monde t’aime.

Tu veux que tout le monde soit touché par ce que tu fais.

Tu ne veux partager que des choses que tout le monde valorisera.

Tu veux entendre les chœurs d’approbation.

Tu veux ta petite image parce que tu as été intelligent, gentil ou que tu as réussi.

Tu ne veux pas qu’on voit tes ombres, tes peurs et tes doutes.

Tu veux te modeler et te transformer pour éviter tout jugement.

Tu veux être apprécié.

Tu veux être aimé.

C’est si mignon.

Mais le temps de l’enfance est passé.

Mon temps est révolu.

Quels que soient tes efforts et tes contorsions, certains te jugeront, te comprendront mal ou supposeront le pire.

Certains voudront que tu échoues, d’autres souhaiteront que tu sois différent, détesteront ta façon d’écrire, d’agir et d’être.

Il y aura des gens qui ne t’aimeront pas.

Choisir de te montrer quand même est un des plus grands cadeaux que tu pourras te faire.

Choisir d’accepter le risque et la souffrance fera le bien de ton intégrité.

La voix du « vont-ils aimer ça ? » t’éloignera de toi-même.

Il en sera toujours ainsi.

Cette blessure profonde, celle qui est la première à être touchée dans tes moments de vulnérabilité…

Elle ne sera jamais transcendée.

Mais tu n’auras pas besoin de régler toutes tes peurs pour vivre.

Tant de choses pourront rester ouvertes, non résolues, non comprises.

Il n’y aura pas de danger à ne pas être aimé.

Tu pourras accepter d’être détesté.

Quand tu apprendras à connaître tes pulsions, ta noirceur, tes blessures encore ouvertes, tes zones de sécurité qui ressembleront parfois à des prisons, tes récits, tes peurs, tes défauts, tes tendances et ta personnalité.

Lorsque tu seras prêt à être honnête sur tes désirs mal placés et tes désirs impossibles.

Lorsque tu sauras que les questions que tu te poses sont un luxe que tout le monde n’a pas.

Tu cesseras de chercher des réponses impossibles et de fuir.

Tu seras convaincu qu’il n’y a pas de mal à grandir, à devenir adulte.

À être un simple humain.

Extrait d’Échanges avec ma connerie – De l’enfant à l’adulte – Journal personnel

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