Un jour, on m’a dit « ouais mais tu fais ça pour vendre tes formations ».

Et ? C’est quoi le problème ? Ce n’est pas possible de partager, d’aider ET de gagner sa vie comme on l’entend ?

J’écris tous les jours, j’ai des covisions gratuites, je réponds aux messages sur Telegram, sur les réseaux sociaux, gratuitement autant que je peux, il m’arrive de faire des coachings gratuits.

J’aime aider les autres.

Mais j’aime aussi gagner ma vie, être tranquille et avoir du temps pour moi.

Je ne sais pas d’où vient cette idée que si on aide les gens, l’argent ne devrait pas entrer en ligne de compte, mais je sais qu’elle est typiquement française.

Il faudrait être altruiste : se soucier du bien d’autrui d’une manière désintéressée.

D’après ces gens-là, on n’est pas altruiste dès qu’il y a un but derrière, une intention, celle de vendre des formations, des stages, des ateliers, des coachings.

Ça m’exaspère et me rend triste à la fois.

Ça m’exaspère parce que l’altruisme pur n’existe pas, c’est une légende urbaine. Je n’ai jamais croisé de gens altruistes, je n’ai croisé que de l’égoïsme déguisé.

Ça me rend triste parce que ceux qui n’en ont pas conscience ont souvent beaucoup de problèmes et marchent main dans la main avec le déni et l’hypocrisie.

Mais surtout, c’est souvent ceux qui galèrent à gagner leur vie.

J’écris, je partage, j’aide parce que ça me fait du bien avant tout. Je me sens utile, important, reconnu et les témoignages me touchent et me font vibrer. Je parle de sujets qui m’intéressent et me passionnent.

Il vaut mieux aider les autres pour être heureux que chercher à être heureux en se regardant le nombril. Cette longue série de recherches le montre.

Si on sait qu’aider les autres nous fait du bien, on n’est pas altruiste.

Le Dalaï-Lama parle d’égoïsme sage :

Si vous voulez être égoïste, vous devez le faire d’une manière très intelligente. La façon stupide d’être égoïste est de chercher le bonheur pour soi seul. La façon intelligente d’être égoïste est de travailler pour le bien-être des autres.

Le Dalaï Lama

Travailler, c’est le mot important.

Le bon marketing, la bonne communication, la bonne façon de se faire connaître et de donner envie aux autres d’acheter ses produits est de les aider.

C’est de la générosité égoïste.

L’idée est de pouvoir en vivre, c’est un échange gagnant-gagnant.

Ce qu’on fait pour soi aide les autres.

Adam Grant, psychologue organisationnel à la Wharton School, dans son livre Give and Take nous dit:

Ceux qui gagnent le plus à aider les autres n’attendent pas de retours transactionnels. Mais ils sont stratégiquement conscients que leur générosité leur reviendra, souvent en bien plus grande quantité que ce qu’ils ont donné.

Adam Grant

Ne pas attendre de retour, mais avoir la foi qu’on en aura.

C’est ça l’égoïsme sage.

Cette conscience de soi, de ses désirs, de ses motivations et de ses envies vaut mieux que le soi-disant altruisme à la française.

À propos de Laurent Bertin


Né le 6 juin 1975, je suis coach, conférencier et formateur depuis plus de 12 ans. Marié depuis 25 ans, je suis père de 4 enfants. J’ai 3 chats et deux chiens que j’adore.

Je suis un solitaire atypique, avec une anxiété sociale que j'ai réussi à intégrer pour en faire une force. J'aime la tranquillité, la simplicité, l'authenticité et l'honnêteté.

Ancien directeur informatique dans une grande banque française, j’ai tout quitté du jour au lendemain pour devenir praticien en hypnose. J’ai développé mon cabinet, suis devenu formateur, co-directeur d’un grand centre de formation pour tout quitter à nouveau pour développer mon activité via Internet.

Aujourd’hui, je peux travailler d’où je veux quand je veux et moins de 2h par jour. J’ai triplé mes revenus de directeur en aidant mes clients et en formant des milliers de personnes à mieux vivre leur métier et à mieux aider leurs clients.